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Porcelaine sous les ruines

  • Writer: Houda B.
    Houda B.
  • Jan 15
  • 2 min read

"Certains jours, les silhouettes pleuvaient le long des immeubles comme les gouttes d’un robinet qui fuit." extrait de Porcelaine sous les ruines


Eye-level view of a mystical forest with glowing flowers
Les tropes principaux de Porcelaine sous les ruines, la romantasy envoûtante de Ada Vivalda

Référence bibliographique

VIVALDA Ada. Porcelaine sous les ruines. Paris : Olympe, 2024, 400 p.


Mots-clés

Diversité contemporaine, Enemies-to-lovers, Immortalité, Dystopie



Résumé:


Dans un futur post-apocalyptique, la Terre est submergée par les eaux et abandonnée par la plupart de l’humanité, évacuée vers une autre planète.


C’est dans ce contexte que l’on découvre Alba Whitmore. Elle cache un lourd secret : elle est une Génie de l'Immaculé, immortelle, exilée sous forme humaine pour avoir enfreint les lois de son peuple.

Depuis des siècles, elle vit dans la famille qui l’a accueillie jusqu’à diriger elle-même ce qui est devenu l’archipel d’Hibernia. C’est un des derniers havres de paix verdoyant sur lequel lorgne Cymru, un archipel voisin où les humains meurent de faim.


Pour découvrir le secret de la fertilité de terres d’Alba, le Conseil de Cymru envoie Lethan Alcor, un diplomate au charme contagieux. Un jeu de pouvoir et de séduction commence alors, jusqu’à ce que chacun décèle chez l’autre une blessure commune. Doucement, la méfiance se transforme en une fascination mutuelle et dangereuse. Lui, tentant de combler la grande solitude d’Alba par son audace ; elle, opposant sa froideur à ses attaques, jusqu'à comprendre qu'ils sont les deux seules pièces manquantes d'un même puzzle.


Pour protéger les siens, les humains qu’elle a vu grandir, les orphelins sous sa protection, Alba est prête à tout et même à choisir la solitude éternelle.




Critique:


Cette romance se déguste en automne, avec un thé brûlant et en écoutant la pluie tomber. Pour les fans de Jane Austen, ce livre rappelle plus d’une fois Orgueil et Préjugés.


Avec son écriture visuelle et sensorielle, l’autrice nous plonge dans une atmosphère empreinte d’une poésie rare. Ici, on peut entendre le bruit des vagues et sentir les embruns glacés.


Il y a aussi une mélancolie constante face à l’immortalité, cette terrible solitude de ceux qui restent quand le temps passe, et une réflexion sur le devoir de mémoire quand tout est voué à disparaître.


Le duo Alba/Lethan est la force du roman. Loin des relations toxiques ou du simple enemies-to-lovers, ici, nous sommes face à un duel intellectuel au sommet. Leurs échanges sont des joutes verbales jubilatoires, de véritables fléchettes affûtées tirées avec une politesse glaciale ou un sourire en coin. Un jeu maîtrisé par l’autrice et dont le lecteur se délecte !


Le rythme est parfaitement maîtrisé : pas de temps morts, pas d'ennui. On voit la relation évoluer à chaque page, passant du mépris poli à une fascination dévorante. C'est une histoire d'amour mythique, sublimée par la beauté surnaturelle d'une héroïne maudite par son immortalité.


Le véritable génie de l’autrice se révèle dans le fait de mener le lecteur à définir lui-même la signification derrière le titre.

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