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Le Livre perdu des sortilèges

  • Writer: Houda B.
    Houda B.
  • 6 days ago
  • 3 min read

"Je sentis sous mes paumes un unique battement de cœur. Et avec ce battement, le baiser changea" les pensées de Matthew dans Le Livre perdu des sortilèges


Eye-level view of a mystical forest with glowing flowers
Les tropes principaux de Le Livre perdu des sortilèges, la romantasy édifiante de Deborah Harkness

Référence bibliographique

HARKNESS Deborah. Le Livre perdu des sortilèges. Paris : Calmann-Lévy, 2011, 516 p.


Mots-clés

Précurseur, Dark academia, Urban fantasy, Alchimie, Génétique



Résumé:


Diana Bishop est une historienne renommée spécialiste de l’Alchimie, et une sorcière qui renie ses pouvoirs depuis la mort tragique de ses parents. Alors qu’elle effectue des travaux de recherche au sein de la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford, elle demande à consulter un livre : l’Ashmole 782. Le sort puissant qui scelle le livre répond à la magie de la sorcière en se révélant, ce qui attire irrémédiablement toutes sortes de créatures : vampires, sorciers, démons. Tous convoitent ce livre que l’on croyait perdu depuis des siècles et tous pensent que Diana en est la clé. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire généticien et millénaire, qui lui propose sa protection. Contrainte d’accepter, cette alliance contre-nature attire l’attention et la colère de la Congrégation qui gouverne les espèces surnaturelles. Alors qu’ils sont traqués, leur relation évolue peu à peu vers un amour passionnel. En se réfugiant au château des Sept-tours en France, puis aux Etats-Unis, Diana, Matthew et leurs familles respectives poursuivent leurs recherches sur l’Ashmole 782. Leur fuite est une quête intime durant laquelle ils se dévoilent et où chacun apprend à accepter sa nature profonde. Aussi, face à la menace grandissante, son désir de protéger les siens et de voir les lois de la congrégation changer, Diana n’a d’autre choix que d’apprendre à maîtriser sa magie et percer les mystères de son propre sang avant qu’il ne soit trop tard.




Critique:


Si les vampires existaient, quel métier feraient-ils ? C’est la question que se pose Déborah Harkness face au phénomène des vampires – et qui sera à l’origine de ce livre. Ici, l’autrice offre une immersion dans l’ambiance feutrée de la Bodléienne*, où elle a étudié, et nous guide dans Oxford ou dans un vieux château français. Bloggeuse œnologue, elle produit des descriptions fidèles et excelle dans la sollicitation constante des sens du lecteur, en laissant à chaque chapitre une impression aussi vive qu’un souvenir. Professeur d’histoire des sciences et de médecine, elle étudie l’alchimie et l’occultisme ce qui lui permet de réaliser un double exploit : ancrer le fantastique dans une réalité tangible et expliquer le merveilleux par la science.


Le personnage principal, Diana, est une sorcière moderne puissante et une intellectuelle qui ne se définit pas par sa magie. Face à elle, Matthew répond tout de même aux clichés du mâle dominant, mais elle ne se laisse pas faire ! Leurs dialogues sont percutants et la complicité savante qui les unit fait partie de la séduction. Très doucement, leur relation évolue vers une passion dévorante, propre au vampire, qui souhaite littéralement goûter Diana.


Ainsi, le rythme du livre est très lent parce que très détaillé. Si l’immersion est totale, la frustration est bien là aussi. C’est un livre qui se lit avec des pauses, mais le lecteur est vite rappelé par l’ambiance feutrée et l’écriture visuelle de l’autrice. C’est une lecture exigeante, mais, au final, le lecteur en est largement récompensé.


*bibliothèque de l’Université d’Oxford.

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