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La Bibliothèque de la reine sorcière

  • Writer: Houda B.
    Houda B.
  • Jan 18
  • 2 min read

"Je protège ce qui est à moi. Toujours." la reine de La Bibliothèque de la reine sorcière


Eye-level view of a mystical forest with glowing flowers
Les tropes principaux de La Bibliothèque de la reine sorcière, la romantasy chaleureuse de Stephanie Burgis

Référence bibliographique

BURGIS Stephanie. La Bibliothèque de la reine sorcière. Malakoff : Korrigan, 2025, 450 p.


Mots-clés

Diversité contemporaine, Identité cachée, Cosy fantasy, Héro cinnamon-roll, Bibliothèque



Résumé:


Pour une fois, le grand méchant loup de l’histoire est une reine sorcière incomprise et, la « demoiselle en détresse », un archiduc qui écrit des poèmes. Ce roman nous plonge dans le royaume de Kitvaria. On y suit alternativement Saskia, une reine à la magie noire redoutée et Félix, l’Archiduc d’Estarion. Ce dernier est loin de l’image tyrannique que Saskia imagine. C’est un homme doux, persécuté et dépossédé de son pouvoir par la belle famille de son épouse défunte qui mène une politique agressive en son nom.


Fatigué et à bout, Felix fuit vers le seul endroit où ses tortionnaires ne pourront pas le suivre : le château de la reine sorcière. Arrivé sur place, un quiproquo providentiel le fait passer pour un candidat au poste de bibliothécaire. Lui dont l’enseignement ne s’est limité qu’à l’étude des langues anciennes et de la poésie au lieu de la stratégie et de l’épée, saisit cette chance inespérée. Sous l'identité de "Fabian", il trouve enfin un sens à sa vie au milieu des livres poussiéreux et s'intègre à la "famille de cœur" du château : le majordome Morlokk, la gouvernante Haglitz et les autres créatures fantastiques.


A travers une complicité intellectuelle et de l’attraction physique, Saskia et Félix pansent leurs traumatismes d’enfance. Cependant, la menace plane toujours. La reine sorcière ignore la véritable identité de son bibliothécaire et prépare activement la guerre contre l’Archiduc d’Estarion !




Critique:


S’il y a bien une chose qui marque dans ce roman, c’est la richesse de son vocabulaire. Ici, l’autrice ne cède pas à la facilité des mots communs et offre un véritable bouquet lexical. L’ambiance du château est une réussite : dans une forteresse froide, on y retrouve un cocon chaleureux. C’est d’ailleurs dans cet endroit, peuplé de personnages secondaires et attachants, que se déroule 98 % de l’intrigue. On y vit bien, protégé par la reine, et on y mange bien, nourri par Mme Haglitz, troll et gouvernante susceptible si ses repas et ses lits préparés chaudement ne sont pas appréciés.


Dans ce roman, le contraste des personnages principaux est intéressant : la fragilité et la vulnérabilité de Félix détonne avec la puissance et le pouvoir de Saskia. L’intrigue politique reste au second plan au profit d’une atmosphère enveloppante. Nous y rencontrons une reine réputée sans pitié. Cependant, l’alternance des points de vue dans les chapitres nous accorde le privilège d’une proximité qui nous dévoile un tout autre visage de la reine.


Les personnages secondaires, aux traits marqués et familiers, presque « clichés », posent efficacement les jalons d'une suite prometteuse sans alourdir le récit principal. Ainsi, le charme opère grâce à la tendresse des relations et l'originalité de cet univers où les ogres sont des majordomes et les archiducs des poètes.

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