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Assistant to the villain

  • Writer: M. B.
    M. B.
  • Jan 15
  • 3 min read

"Il soutint son regard une seconde, réussissant à éviter une nouvelle flèche sans la lâcher des yeux. Evie était jalouse. Elle ne pourrait pas esquiver un arbre mort même en le fixant." extrait de Assistant to the villain.


Eye-level view of a mystical forest with glowing flowers
Les tropes principaux de Assistant to the villain, la romantasy caustique de Hannah Nicole Maehrer

Référence bibliographique

MAEHRER Hannah Nicole. Assistant to the villain. Paris : Calix, 2024, 480 p.



Mots-clés

Diversité contemporaine, Young adult, Romance au bureau, Humour, Réécriture de conte de fée.



Résumé:


Il était une fois, Evie Sage, jeune femme d’une vingtaine d’années, qui tente de maintenir sa famille à flots en travaillant chez le forgeron du village. Son père est frappé par un mal mystérieux et incurable qui s’étend dans le royaume depuis quelques années, et qui le rend incapable de travailler. Sa petite sœur va à l’école. C’est donc sur Evie que pèse la responsabilité de subvenir aux besoins de tous. Un soir, le forgeron lui fait des avances. Evie s’y refuse, s’échappe sous les coups, perd du même coup son travail et sait que, dans son contexte de vie, il convient d’en cacher la cause.


Après quelques jours de recherche d’emploi infructueuse, elle tombe nez-à-nez avec le vilain dans la forêt. Une rencontre pleine d’étincelles, pendant laquelle ce-dernier est désarmé par son tempérament fort, qui la rend insensible à la peur qu’il génère habituellement. Il lui propose de travailler pour lui comme assistante. En effet, le vilain fait face à un problème majeur ; un espion se cache dans ses rangs et fait échouer toutes ses dernières missions! Parviendront-ils tous deux à se faire suffisamment confiance pour démasquer le traître?


On suit les pas d’Evie alors qu’elle prend ses marques dans ce nouvel environnement de travail pour le moins incongru, peuplé d’animaux fantastiques, où les rencontres de têtes coupées sont aussi fréquentes que celles de nouveaux collègues. Evie apprend peu à peu à mener cette double-vie dans le secret, l’amenant à s’assumer de plus en plus telle qu’elle est vraiment, loin des impératifs moraux imposés par la société.



Critique:


Dans Assistant to the villain, le lecteur retrouvera avec plaisir de nombreux traits caractéristiques de la romantasy: la présence d’une mascotte attachante, la passion pour les viennoiseries sucrées ainsi que pour la lecture... Ce livre répond exactement à l’attente qu’il suscite et se lit vite du fait d’une écriture simple. Il regorge d’un humour décapant, reposant sur des personnages parfois archétypaux. Ceux-ci peuvent sembler manquer un peu de nuances, mais cela correspond bien à l’univers du conte. Il y a un vrai travail de questionnement autour des étiquettes (méchant/gentil), de l’image que l’on renvoie dans la société et de la manière dont celle-ci peut être fausse et nous enfermer. Ainsi, un fil récurrent de la narration touche à la représentation du vilain au sein du reste du royaume ; le contraste entre la manière dont il est imaginé et la réalité est à la source de beaucoup de scènes humoristiques. Ce sont des scènes que l’on attend impatiemment puisque le livre se base sur l’idée de réécrire un conte du point de vue du vilain : il s’agit de montrer comment celui-ci mérite sa princesse! Comme il s’agit du premier tome d’une série young adult, la romance en reste au stade de développement, basée sur le contraste entre les caractères des deux personnages (une inspirant la joie de vivre et l’autre plutôt bougon), qui se dévoilent peu à peu leurs traumatismes et apprennent, ensemble, à les surmonter. Leur relation ne manque pas de piquant, et le lecteur lira avec plaisir leurs joutes verbales. Le tout accompagne et conforte le lecteur dans une plus grande acceptation et revendication de soi.

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